Mes chers lecteurs,

Je réalise mon absence de publication sur ce blog -6 mois!- et je n’en suis pas fière. Il faut dire que depuis quelques mois je travaille pour un autre site sur les relations amoureuses, en particulier la rupture, et telle une sangsue il aspire le sang de mon inspiration. Néanmoins je vais tâcher de me rattraper avec cet article. Aujourd’hui je me penche vers l’objectivité de l’amour en m’appuyant sur des études scientifiques.

Au vu de mes coaching je réalise que de nombreuses relations de couple s’achèvent souvent au bout d’un ou deux ans, sans raison particulière, si ce n’est le poids de ces causes invoquées : la routine, la lassitude, l’atténuation de l’intensité sentimentale.
L’amour n’est plus là dit-on -trop- souvent. Mais que se cache t-il derrière ce mot amour ? De quelles représentations est-il le destinataire ? Il semblerait qu’il s’agisse de l’amour-passion, qui comme nous le savons trop bien, ne dure pas plus de 3 ans. Comme le dit Lucy Vincent, docteur en neurosciences, auteur du fameux livre « Comment devient-on amoureux ? », l’amour des débuts est une programmation qui vise à la reproduction pour la survie de l’espèce ; lorsqu’on tombe amoureux notre cerveau est chamboulé ; l’action des hormones et des neurotransmetteurs bousculent les circuits dans plusieurs zones du cerveau. C’est ainsi que, par exemple, les aires responsables du jugement social se mettent en veilleuse quand elles reçoivent des images de leurs amoureux. Nous savons tous, par expérience, que les défauts de l’autre perdent de leur impact quand nous sommes amoureux, nous les aimons presque, tout en l’autre est orienté de façon positive. Nous en venons à encenser toutes les qualités de l’autre et même à apprécier ce qui auparavant nous repoussait (nous nous prenons subitement de la même passion que lui !).

Passée cette phase de l’amour-fusion, ou soi et soi sont indifférenciés, l’autre est devant soi avec ses défauts et nous qui avons déjà du mal à affronter les nôtres, sommes d’autant plus intolérants avec les siens. Comment faire alors pour rester passible et faire en sorte que l’amour dure malgré tout ?

Notre aptitude à former un couple heureux dépend en partie de notre histoire, de notre personnalité, mais aussi des nombreuses interactions qu’on aura eu avec lui pendant et après la phase du « grand amour ». En fait, plus nous aurons de bons souvenirs, des moments de complicité, des situations ou l’autre s’est montré respectueux, attentionné etc, plus notre vision de l’autre sera solide.

Plusieurs études ont mis en exergue que ceux qui sont satisfaits de leur histoire ont tendance à attribuer les malheurs à des sources ponctuelles et extérieurs à leur couple, et , donc, relativement faciles à changer. A contrario, les couples insatisfaits ont tendance à systématiquement attribuer leurs malheurs à des sources internes et durables, autrement dit à des traits constitutifs de la personnalité de l’autre, lesquels sont difficiles à modifier.

Pour les psychosociologues, l’instauration d’une intimité partagée est primordiale pour construire une identité commune : le « Nous ». Ce sentiment d’intimité repose sur la parole essentiellement.

Un rapport d’intimité requiert 3 conditions :
-Le dévoilement de chacun (faits privés, secrets)
-Il ne faut pas que le dévoilement fasse peur à l’autre et le secret révélé est censé susciter la compréhension et l’approbation de l’autre
-La réciprocité est nécessaire : celui qui a assisté au dévoilement de l’un doit pouvoir à son tour se dévoiler
Bien sûr, les révélations faites doivent être de la même importance, gravité. Au fur et à mesure de la confiance que les protagonistes établissent, les révélations prennent une tournure de plus en plus intime.
Si les critères de jugement des deux sont similaires, le degré d’intimité ira de plus en plus loin. Si l’un des deux n’approuve pas une révélation de l’autre, le rapport d’intimité à l’autre n’ira pas plus loin et la relation sera vécue comme embarrassante. L’ultime réaction sera de s’en éloigner.

L’amour a plus de chance de durer si dès le début d’une relation, aussi passionnelle soit-elle, on cherche à connaître l’autre et à se dévoiler. Ceci dit cela se fait naturellement lorsque les protagonistes sont compatibles au niveau des idées.
Plus le couple échangera ses impressions, émotions, expériences, davantage le lien sera solide, de même que le sentiment d’identité commune.

Coaching téléphonique

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Anne, psychologue spécialiste en relations de couple

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