1-Le dragueur a un objectif et il le montre

Le dragueur a un objectif et il le montre très clairement, contrairement au séducteur qui lui fait mine de ne pas en avoir.

Le dragueur se projette, certes dans un avenir à court terme tandis que le séducteur lui, donne l’impression d’être uniquement dans le présent et que cela le satisfasse entièrement.
Cette faculté d’être pleinement à l’autre dans l’instant, sans chercher quoique ce soit d’autre c’est cela qui séduit et qui met en confiance.
Il n y a pas d’objectif apparent, donc pas de calcul, ni de stratégie, ni de manipulation. L’autre se sent respecté et aimé pour ce qu’il est car on ne lui demande rien.

Le dragueur agit de manière plus pressée, plus pressante et plus oppressante donc. Il aperçoit une jolie fille, il se dirige aussitôt vers elle et se met à lui dire ou faire des choses mielleuses.
A moins que la fille soit tout autant séduite que lui, ce n’est pas ce comportement qui va attirer la fille vers lui. Au contraire, cela repousse. Pourquoi ? Parce qu’une fille n’aime pas qu’un type dont elle se désintéresse se mette à la coller subitement. Elle ne connaît pas cet homme, elle est donc méfiante par instinct. D’autant plus, si elle a déjà eu des déboires avec ce type d’hommes. Automatiquement, elle va le repousser, par réflexe.

2-Un rapport dominant-dominé qui engendre des résistances

Il tente d’instaurer un rapport de donnant-donnant : si je te fais la cour, que je t’offre ce verre c’est pour avoir tes faveurs ensuite. La femme s’en rend bien compte et cela la met dans une position de dominée.-sauf bien sûr si elle joue ce jeu et que ça lui plaise-. Les femmes qui ont peur de ne pas se faire respecter sont particulièrement méfiantes et ont peur de se faire manipuler.

Pour caricaturer, l’homme paye des verres en échange d’une faveur sexuelle.
Certes la femme est libre, elle peut accepter ou pas. Mais, insidieusement, elle peut se laisser tenter par le piège que revêtent les offres et les flatteries de l’homme, d’autant si elle y est particulièrement sensible.

Des études ont mis en évidence le fait qu’une femme un peu fragile, qui n’a pas une grande confiance en elle se laissera plus facilement draguer qu’une femme qui sait ce qu’elle veut-et ce qu’elle vaut-.
La femme dans un état de faiblesse se laissera prendre au piège, elle sera flattée sur le coup, et prendra du plaisir à y croire, mais une fois que l’homme aura eu ce qu’il veut, il partira et la laissera démunie. Son estime d’elle-même et sa confiance en elle s’en trouveront encore plus diminuées.

La femme qui a une bonne confiance en elle pourra se laisser prendre au jeu si elle désire cet homme. Elle n’est pas plus naive que l’autre mais elle a assez d’estime pour pouvoir se dégager de ses flatteries et accepter la fin du jeu. Elle peut se laisser séduire tout comme elle peut se mettre aussi à le séduire si l’envie lui prend. Elle a confiance en sa capacité de séduire.
Contrairement à celle qui se laissera uniquement séduire, celle qui est à même de séduire, renverse les rôles et rétablit un équilibre. Ce qui finalement la met dans une position plus confortable dans laquelle le rapport dominant-dominé s’efface.

3-Un stéréotype bien ancré

Toutefois certaines femmes ont le fantasme d’être dominées mais la plupart n’osent pas se l’avouer à elles-mêmes-encore moins aux autres-.
Pourquoi ? Parce que l’idée d’être dominée, et surtout d’y consentir, est jugé dégradant pour la femme moderne. Au regard de l’histoire, de sa lutte pour son indépendance, c’est irrecevable. C’est perçu comme un affront à l’histoire. La femme d’aujourd’hui se doit d’être maîtresse de son destin ; être une femme accomplie à tous niveaux. L’idée qu’elle soit dominée, même si ça n’est que dans le domaine sexuel est irrecevable. Les féministes sont les premières à le scander.

Enfin, il y a aussi l’idée répandue que se laisser draguer c’est courir le risque d’être une femme « facile ». C’est une croyance fortement ancrée chez les femmes me semble t-il.
Dans d’autres pays, comme le Brésil, le rapport à la drague est tout à fait différent. Le fait de se faire draguer et draguer n’est pas perçu comme étant péjoratif. Les brésiliens ont un rapport plus décomplexé que nous au désir. Les français sont très forts pour compliquer leur désir. Ils se posent beaucoup de questions et le poids de la morale judéo-chrétienne est toujours présent.

4-Un manque de romantisme

La femme romantique a besoin de se sentir l’élue, l’unique et non une parmi d’autres. Elle a besoin d’une aura de mystère, de séduction subtile venant de l’autre : elle aime à se laisser apprivoiser doucement et être habitée par des sentiments vibrants à l’unisson. Elle idéalise l’amour et ses sentiments la révèlent au plus profond de son être. Un dragueur ne peut lui offrir ce qu’elle désire. En tout cas de prime abord. Un dragueur, de par sa nature, drague plusieurs filles, plus ou moins simultanément. Les femmes romantiques recherchent l’exclusivité dans la relation ; seul un caractère entier, sincère, sérieux peut l’offrir.
Dixit Wikipedia, le romantisme se caractérise par “une volonté d’explorer toutes les possibilités de l’art afin d’exprimer ses états d’âme : il est ainsi une réaction du sentiment contre la raison, exaltant le mystère et le fantastique et cherchant l’évasion et le ravissement dans le rêve, le morbide et le sublime, l’exotisme et le passé. Idéal ou cauchemar d’une sensibilité passionnée et mélancolique.

On voit bien que toutes ses notions qui incarnent le romantisme est a l’opposé de ce que véhicule un dragueur.

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Anne, psychologue spécialiste en relations de couple

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