Quel est ce mal étrange qui nous habite à chaque fois que nous nous demandons ce que nous allons faire, ce que nous allons devenir, ce que nous voulons dans cette vie. Ce sentiment aigu qui nous tenaille lorsque nous sommes en proie à des tas de questions et de conflits intérieurs.

Lorsqu’il nous tient nous avons l’impression qu’il est vain de vouloir s’en débarrasser. C’est comme se battre contre le temps. C’est impossible de s’en défaire. Cette angoisse fait partie intrinsèquement de nous, habite chaque cellule de notre corps, chaque battement de cœur, la moindre pensée qui nous obssède.

L’angoisse, contrairement au stress, est un sentiment qui s’ancre profondément en nous, qui se blottit au fin fond de notre être et plus nous luttons contre elle, plus elle en sort victorieuse. L’angoisse est une peur chronique et anachronique. Elle est là mais elle pourrait être ailleurs ou disparaître un temps pour ressurgir plus tard.

Elle résulte du fait d’être dans un univers où tous les possibles s’offrent à nous et  nous ne savons quelle route prendre. Nous sommes à la fois exaltés et terrorisés par l’inconnu. L’inconnu, ce tunnel dont on ne sait si l’issue est lumineuse ou ténébreuse.

La seule manière de s’en défendre c’est l’accepter pour l’apprivoiser et la transformer en alliée. En faire notre moteur, notre énergie, notre élan vital.

L’angoisse est une « réaction inévitable de l’être face à l’inconnu qui l’enserre ». L’angoisse est donc une réaction face à l’inconnu. Elle est ce qui nous caractérise le mieux dans notre humanité. Elle est au fondement de notre existence. Elle est existentielle. Et c’est parce que nous sommes libres que nous sommes angoissés. Ce qui explique pourquoi tant d individus préfèrent s’enliser dans les certitudes et les chemins tout tracés.

Il y a aussi l’angoisse d’aimer qui est « le gouffre le plus angoissant qui soit (…) ».

Aimer est synonyme de liberté. Aimer quelqu’un c’est miser son bonheur sur un individu en particulier, celui que nous avons choisi. C’est s’aliéner à lui en quelque sorte et projeter tous ses désirs d’ absolu sur lui. C’est vouloir vivre pour et par lui.  C’est apposer sa propre liberté sur la sienne donc être doublement pris au le piège de la liberté. S’attacher à l’autre pour le pire ou le meilleur. Aimer c’est faire un étrange (mais merveilleux) pari sur l’élu et sur la vie.

 

 

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Anne, psychologue spécialiste en relations de couple

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